Auteur : Daniel Noreux
Format : 165 x 240 mm
Nombre de pages : 188
Tirage : 200
Prix : 24
ISBN : 978-2-487396-24-1
Résumé du livre : À la fin de la Première Guerre mondiale, la population, éprouvée par les tragédies humaines qu’elle venait de subir, aspirait à tourner la page et à oublier les horreurs du conflit. Cependant, le 1er septembre 1939, une nouvelle guerre éclata. L’arrivée des troupes allemandes plongea alors les habitants de Neuville-sur-Saône dans un véritable enfer.
Les autorités locales – préfets, maires, responsables d’entreprises – furent rapidement prises en otage, tandis que la ville entière passait sous domination allemande. De fait, l’ensemble de la population se vit progressivement dépouillée de toute forme de pouvoir ou d’autonomie. Dès leur installation, les forces d’occupation exercèrent une autorité totale : elles imposaient leur loi, confisquaient les biens, dirigeaient la cité et n’hésitaient pas à tuer. La France vivait désormais au rythme d’une dictature étrangère.
Durant cette période, les habitants furent confrontés à la violence, aux privations de nourriture et de vêtements, à la restriction de la liberté de circulation, et à la peur omniprésente. Parallèlement, les bombardements incessants des forces alliées anglo-américaines frappaient indistinctement les villes : civils, monuments et infrastructures devenaient des cibles au même titre que l’armée ennemie.
Au fil des quatre années d’occupation, la population dut s’adapter à de nombreuses restrictions : coupures d’eau, d’électricité et de gaz, pénurie de charbon – ce dernier étant réservé en priorité au trafic ferroviaire. Pour survivre, chacun cherchait des moyens de subsistance. Le marché noir se développa, les tickets de rationnement furent détournés, et ces pratiques devinrent presque un sport national. Malgré tout, la vie continuait pour certains : les plus aisés fréquentaient encore le théâtre, le cinéma, et parvenaient à se nourrir convenablement. Les plus modestes, quant à eux, faisaient preuve d’une ingéniosité remarquable : on inventait des recettes à base de mie de pain pour préparer des rillettes, ou encore de queues de radis pour faire de la soupe. Le savon se fabriquait à partir de gras de bœuf et de soude. On se déplaçait à pied, ou bien l’on quittait la région pour tenter de rejoindre des zones jugées plus sûres.
Jusqu’en 1942, la commune de Neuville-sur-Saône, située en zone dite « libre » et peu éloignée de Lyon, fut partiellement épargnée par les rigueurs de l’occupation.
Le présent ouvrage se propose de retracer la vie quotidienne de la population durant ces années sombres, en restituant la réalité de l’Occupation, mais sans les images, les odeurs ni les bruits de la guerre.

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